Fils
d'un capitaine de vaisseau et neveu d'un amiral, Raymond Rallier du
Baty commençe sa carrière à bord du "Français"
de Jean-Baptiste Charcot. Ayant
par goût choisi la Marine marchande, il embarque comme "matelot élève"
et il participe à la première expédition de Charcot
qui nous dit de lui : "il a prouvé rapidement à ses camarades
qu'il était aussi robuste, hardi et bon matelot que le meilleur
d'entre eux... à nous autres, il a montré en même temps
que son tact, son dévouement, son énergie et son savoir
et nous rend de grands services pour nos observations scientifiques...
C'est un beau caractère, sympathique à tous les points de
vue". On ne peut attendre plus beaux compliments, ni décrire
mieux cet aventurier entreprenant! |
||||
Cet
embarquement le mène, de 1903-1905, le long de la Terre de Graham.
Il passe à bord vingt-deux mois le long du continent Austral (Terre
de Graham) dont un hivernage à l'île Wandel...A cette
expédition participe aussi Jean Turquet, qui s'occupe
de Zoologie et de Botanique.
Dès
son retour en France, Raymond Rallier du Baty (alors seulement agé
de 25 ans) organise avec son frère Henri (jeune capitaine
de de 27 ans) une expédition aux îles Kerguelen, où
la France doit être présente : "Une campagne, la plus audacieuse
que l'on puisse imaginer, foi de Breton". Il demandent l'aide de la
Société de Géographie, du Muséum et des frères
Bossière, mais, malgré le soutien de Charcot, pour réunir
les fonds Raymond vend une propriété familiale. |
||||
Leur
navire sera un vieux ketch de pêche de 18 m. renommé Partie de Boulogne en Septembre 1907 pour arriver à Melbourne en Juillet 1909, cette expédition, malgré les difficultés financières, fera la première exploration systématique des Kerguelen. Ils vendront le Après une brève parenthèse aéronautique, Raymond Rallier du Baty fait construire un nouveau voilier, "La
Curieuse" de 16,6 m. seulement, mais robuste et marin.
L'équipage est de 5 hommes et 3 officiers, le second est le capitaine Jean Loranchet (Lieut. Georges Saint-Lanne-Gramont, maître d'équipage Serrandour, matelots Yves André, Albert Seyrolle, Louis Rabre, Henri Boudoux). Le 16 Juillet 1912 ils appareillent encore de Boulogne pour une nouvelle campagne aux Kerguelen, qui durera d'Octobre 1913 à Mai 1914 et pendant laquelle ils dresseront une excellente carte de l'archipel. Cette fois encore le voyage du retour sera financé par la vente du bateau en Australie... Malheureusement la guerre 14-18 arrive. Henry mourra, des suite de blessures aux combat, au début de 1915. Raymond, pour sa part, s'engagera dans l'Aviation puis l'Aéronavale naissante, avant de rejoindre l'Office des pêches. Il décède en 1978, à l'age de 97 ans. |
||||
|
|
||||
| Le livre "Aventures aux Kerguelen" où Raymond Rallier du Baty relate ses aventures. Il a été primé par le Yacht Club de France en 1998 et vient d'être réédité en livre de poche aux éditions Ouest France. | ||||
|
||||